Berthine Marceau est née à Chatillon-sur-Seine. Artiste précoce elle dessine depuis « toute petite ».

Berthine Marceau Très jeune, Berthine Marceau est l’élève du peintre Pierre Cauzard auprès duquel elle se familiarise avec la peinture à l’huile et la gouache. En 1976, elle réalise sa première exposition à la Librairie de l’Université. Berthine a alors une vingtaine d’années. A partir de cet instant, pas un an ne passera sans qu’elle ne participe à une, deux, trois expositions (voire plus !).

Le parcours d’une Dijonnaise internationale

Berthine Marceau a parcouru un long chemin depuis sa première exposition : Dijon, bien sûr, Lyon, Paris, Metz, Toulouse, mais aussi Londres, sans oublier les Etats-Unis et le Japon.

Le talent de Berthine Marceau s’exprime également au travers de moyens et de supports plus variés. Elle a ainsi illustré un livre pour enfants intitulé « Mon papa à moi » en 1982, réalisé des cartes postales (à faire rêver les plus rationalistes!), lancé sa collection de posters, et créé des bijoux pour enfants distribués dans toute la France. Sur commande, Berthine décore aussi des meubles, ou sait se faire portraitiste.

Un style reconnaissable

Berthine Marceau aime les enfants, affectionne les chats, les intérieurs douillets et les trompe-l’œil. Sa peinture s’inspire de motifs et de tableaux naïfs grâce auxquels elle essaie de nous faire voir la vie en rose. Berthine revendique en effet le droit de rêver !

La fée « naïve » et son monde imaginaire

De l’imagination, elle n’en manque pas Berthine ! Avec elle, pas besoin d’être millionnaire pour partir en voyage. Pour une balade au royaume de l’imaginaire, pas besoin non plus de bagage : les rêves et les souvenirs d’enfance suffisent… Une bouffée d’air pur…

Plonger dans un tableau de Berthine, c’est retomber en enfance. C’est retrouver toute cette partie de notre vie, oubliée, enfouie sous notre quotidien d’adulte. C’est revenir en pensée dans la maison de nos grands- parents où l’on écossait des petits pois.

C’est croiser des visages d’enfants aux yeux écarquillés, sages comme des images, proprets et bien coiffés, les joues pleines de taches de rousseur. C’est sentir l’odeur des gâteaux sortant du four, celle des bonbons fruités.

C’est se réfugier dans l’ambiance des salons de thé. C’est avoir froid au bout du nez en repensant à l’hiver, et aux marrons bien chauds enveloppés dans un cornet confectionné dans du papier journal. C’est avoir la tête qui tourne pour quelques tours de manèges de trop. C’est retrouver des confettis en ôtant ses chaussures un soir de fête..

Plonger dans un tableau de Berthine, c’est retomber en enfance.

Les chats, vedettes incontestées du hit-parade des personnages

Son monde peuplé de chats la plupart du temps, il réserve de nombreuses surprises. Aussi, il ne faut pas s’étonner si l’on voit un chat jouer un concerto, si des chats patinent comme si de rien n’était sur le bassin de la place du Bareuzai, si des chatons participent l’air détaché au concours de pêche organisé chaque année pour les distraire, ou si vous assistez à la sortie du théâtre où les « minettes » rivalisent d’élégance !

Même les guides les plus chevronnés qui sillonnent notre ville depuis des années n’ont pas remarqué cette vie féline, malicieuse et espiègle.

Les chats de Berthine portent des colliers de perles et des chaussettes à losanges, évoluent dans des intérieurs bourgeois, rêvassent devant une tasse de thé, avec toujours un petit air sérieux, satisfait ou nostalgique accroché à leurs moustaches.

Parfois, Berthine quitte son monde félin pour peindre ce qu’elle adore également : les fleurs, les maisons et en profite pour élargir son bestiaire. Biches, renards, chiens, ours en peluche, habitent alors ses toiles.