Berthine Marceau

Artiste peintre à Dijon et bricoleuse de rêves

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Loulotte

Cette petite fille que j’ai connue il y a bien longtemps !
Quelques souvenirs d’elle me reviennent en mémoire.
Elle était frêle,petite avec de longs cheveux, on la surnommait Loulotte.
Elle avait beaucoup de temps solitaire ; à rêver;inventer, construire des histoires et s’ennuyer.
Son meilleur moment était quand sa maman sortait du buffet ; la bouteille d’alcool de prune.
Cette bouteille la fascinait des heures : une danseuse miniature, en tutu blanc, tournait inlassablement dans ce flacon merveilleux agrémenté de paillettes dorées flottantes dans l’alcool.
On remontait le mécanisme et la danseuse , parfaite, sur les pointes, en mesure avec la musique romantique qui l’accompagnait.
Louloutte se penchait des heures sur ce miracle.
Comment cette danseuse était entrée là ?
Et pourquoi ne faisait-elle jamais un faux pas ? Pourquoi sa tenue restait si jolie et immaculée ? Et pourquoi ? Pourquoi ?
Mais elle ne demandait jamais d’explication aux adultes trop heureuse d’apprécier seule ce prodige !
Son premier grand film, au cinéma du village, fut « Autant en emporte le vent »
Alors là, Loulotte en prit plein les yeux. C’est cela l’Amour ?? Son jeune âge ne lui permettait pas de tout comprendre, mais elle admirait les robes froufroutantes, les belles demeures, les hommes amoureux et elle pensait «  ça a vraiment l’air bien !! Si c’est cela, pour de vrai ! Quelle belle vie que celle des grands ! »
Ce qui lui donnait envie de grandir, pour voir en vrai.
Comme dans son village, les programmations de films variaient peu, elle a du voir ce film à 6 ans, puis 8, puis 10, puis 12 ans… de quoi se faire une idée.
Il devint son film culte.
Et puis Loulotte avait ses idées bêtes, bien à elle !
Par exemple, lorsqu’en promenade dans la dauphine de son père, elle voyait beaucoup de camions marqués TIR, elle pensait qu’il y avait des tas de fêtes foraines partout,avec des manèges, des pommes rouges … et des tirs bien sûr ou son père aurait pû lui décrocher un superbe lièvre en peluche… Mais en vrai, on ne tombait jamais sur les fameuses fêtes malgré le nombre impressionnant de camions de tirs… et bien sûr, pas de questions aux grandes personnes.

Bien plus grande elle crut que « la bande de Gaza » était une bande de méchants redoutables. Elle en frissonnait.

Elle préparait de grandes fêtes pour ses chats dont le point d’orgue était la préparation d’une magnifique nappe en papier décorée. Elle y passait des journées !Le jour J, les chats émiettaient quelques morceaux de pâté sur la belle nappe… sans un regard pour la minutie de la préparation ! Loulotte disait «  quel dommage » mais plus tard… espérant mieux… elle recommençait.

C’est ainsi qu’elle grandissait… solitaire et rêveuse.

Berthine M

Déménagement… ou sonate d’automne.

Cher appartement,

Je te quitte avec l’impression de t’abandonner comme une vieille chaussette.Sentiment bien triste puisque «  je t’ai tant aimé.
Tu étais comme une personne,on se connaissait si bien avec nos défauts et nos qualités réciproques.

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Escape Lane…

Chaque année quand arrive l’été , je me transforme un peu … après les saisons d’hiver ( que j’aime) suivies d’un printemps balbutiant… je rêve d’échappées.
Cette invite « escape lane) que je lis sur les autoroutes me donne toujours envie de prendre le petit sentier de côté… la voie de sortie avec toutes ces surprises.

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Mais qui est donc Berthine?

Âge : 64 ans – contente de son âge. Première exposition à Dijon à 24 ans. (A ce jour à plus donné de coups de pinceaux que de coups de balais)
Aime : la beauté sous toutes ses formes (visible et invisible)
Le calme , la douceur bienveillante, les beaux endroits, les tissus; les parfums, la musique… les gens et les animaux. Le quotidien
N’aime pas : l’agressivité, la mauvaise humeur, le jugement… ni les nouvelles technologies, les « voeux » par portable…

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J’aime l’été

Depuis un certain âge…, j’aime l’été !
Cette parenthèse un peu collante, ce slow langoureux, cette paix de l’ombre calme… ce temps à rêver seulement… me plaisent terriblement. « Caliente » disent les Italiens. C’est bien cela. Je savoure l’absence des phrases sempiternelles

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